Vice-Versa, un Pixar haut en couleur et fort en émotions

Riley, 11 ans mène une vie pleine de pleine de joie jusqu’au jour où ses parents déménagent à San Francisco et où sa vie va prendre une tout autre allure entre tristesse, joie, dégout, peur et colère.

Le nouveau-né de Pixar a été très attendu et a  suggéré également une montée de scepticisme. En effet, dès la bande-annonce, une vibration de soulagement se propageait. Ouf ! Pixar retrouve son esprit originel en nous proposant ce scénar un tantinet excitant, déjà vu dans Toy Story et Monstres et Cie. Ah ! Quelle joie d’avoir cette impression de regarder les anciens Pixar, tous les ingrédients de la recette y sont !

Vice-Versa est un film d’animation hors du commun qui ne ressemble en rien à ces films-animations modernes populaires en 3D qui hantent nos cinémas. Ce genre de films est destiné dans un premier temps aux enfants. Mais si finalement ce blockbuster était destiné aux adultes ?

Ce film, au regard premier, a tout d’un film pour enfants : il est ludique, divertissant et personnifie cinq émotions qui se différencient par leurs couleurs : la joie en jaune (Charlotte Le Bon), la Colère en rouge (Gilles Lellouche), le dégout en vert (Mélanie Laurent), la peur en violet (Pierre Niney) et la tristesse en bleu (Marilou Berry). L’histoire tourne autour de cette jeune fille plus précisément autour de ses émotions qui s’avèrent être les personnages principales du film. Logés aux commandes d’une sorte de tour de contrôle, ces protagonistes constituent l’essentiel du comportement de Riley, à qui, au fond, pour être franc, n’arrive pas grand-chose du moins, sur un plan narratif : le déménagement, la peine, la fugue. Néanmoins, cette pré-adolescente subit ce que l’on pourrait appeler un véritable changement dans son comportement et ses émotions devenus incontrôlable par les personnages-émotions. Cette jeune fille réputée pour sa joie naturelle se retrouve sous l’emprise de la tristesse et de la colère l’amenant à enfreindre des règles, à être insolente, à mentir, voler.

Pete Docter (Là-haut ; Monstres et Cie) est pour ainsi dire l’artisan de cette usine à rêve qu’est Pixar plongé dans cet esprit enfantin d’où en sort des mondes en parallèle avec la réalité, dans la science-fiction, ce que ne pourrait renié Nolan avec ceux d’Inception et d’Interstellar.

Il nous est donné à voir l’Homme empreint à de multiples émotions transformé en un univers de connaissances et de souvenirs. On pense à l’univers déploré de Wall-E avec les déchets faisant échos aux souvenirs oubliés, effacés dans cette sorte de gouffre emportant nos héros de notre enfance (Bing Bong) ou encore rappelant les jouets abandonnés dans le troisième volet de Toy Story, par le petit garçon Andy, devenu grand.

L’aventure concerne principalement les émotions de la Joie et de la Tristesse, placée sous le signe de l’humour intelligent et de l’émotion simple, celle qui fait trébucher les adultes dans la mélancolie, partagés entre souvenirs de jeunesse et  réminiscence de soi, de sa mauvaise graine à l’écran. Après maintes recherches, il s’avère que Peter Docter dit avoir eu l’idée de ce scénario de par sa fille dont il se rappelait, je cite, « Petite, elle était ouverte, énergique, toujours de bonne humeur. » et qui « un jour, tout a changé : elle s’est renfermée, ses émotions se bousculaient et je me suis demandé ce qui pouvait bien lui passait par la tête. ». La plupart des parents se retrouveront à travers le regard ému de Docter.

Voilà voilà pour ma critique sur Vice-Versa, à qui j’attribue aussi un 8/10, le décor ressemblait un peu trop à Candy Crush et Monstres et Cie.

 

Publié dans : Films |le 3 juillet, 2015 |Pas de Commentaires »

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